ALIMENTATION

LES BIENFAITS DE L’AIL SUR LA SANTE

ail

L’ail, c’est un peu comme un vieil ami dont on est sans nouvelles.

Lorsque cela fait trop longtemps qu’il a disparu de votre vie quotidienne, il revient faire toc-toc à la porte de votre mémoire.

Et alors tous les souvenirs reprennent vie, en mieux.

Vous redécouvrez toutes ses qualités d’un œil nouveau. Et vous lui en trouvez même… de nouvelles.

ail

Il faut dire que la littérature scientifique attribue aujourd’hui à l’ail pas moins de 150 vertus thérapeutiques, validées par plus de 3000 études scientifiques !

L’ail est riche en allicine, un composé naturel hautement actif. Il contient aussi des glycosides, des lectines, des prostaglandines, des vitamines A, B, C et E (tocophérols), des anthocyanines et des flavonoïdes qui peuvent également présenter des effets bénéfiques pour la santé.

L’ail, c’est le surdiplômé du potager, le polytechnicien des légumes !

Alors ce n’est pas une simple lettre qui prétendra en faire la liste exhaustive, mais peut-être rappellera-t-elle, à ceux qui l’ont un peu négligé dernièrement, les brillants états de service de l’ail.

Prince du cœur

L’ail est efficace d’abord sur le plan cardiovasculaire.

On constate aussi une amélioration de la souplesse des vaisseaux et une baisse de la pression sanguine.

L’ail réduit ainsi les risques cardiovasculaires les plus dangereux :

  • L’ail réduit la dyslipidémie, un facteur clé dans le développement de l’athérosclérose et la formation de thrombus : en 2012 et en 2009, deux méta-analyses ont conclu que l’ail était efficace pour réduire à la fois le cholestérol total et les triglycérides. Une étude publiée en 2016 montre que la consommation d’un extrait d’ail favorise la diminution de la taille des plaques d’athérome chez des patients atteint d’un syndrome métabolique . Des études ont montré que les molécules actives de l’ail inhibent les enzymes impliquées dans la synthèse du cholestérol et réduisent le phénomène d’oxydation des LDL , un phénomène important dans le développement de l’athérosclérose .
  • Il diminue la glycémie : Une méta-analyse de 2015 a montré que l’ail réduit significativement la glycémie, permet d’abaisser la mortalité due aux complications cardiovasculaires .
  • Il lutte contre le dépôt de calcium sur les parois artérielles : cette calcification accélère le développement des plaques d’athérosclérose. En 2004, une étude clinique menée sur 19 patients a montré que la consommation d’un extrait d’ail pendant un an permet de réduire la calcification des artères coronaires.
  • Il exerce une action anti-inflammatoire : la protéine C-Réactive (ou CRP) est un marqueur inflammatoire impliqué dans le développement des maladies cardiovasculaires [13] [14]. En 2012 une étude clinique a montré qu’un extrait d’ail couplé à de la coenzyme Q10 diminue le taux de CRP dans le sang .
  • Il réduit la tension artérielle : environ 50 % des accidents cardiovasculaires sont liés à un problème d’hypertension artérielle [16]. Une méta-analyse de 2016 regroupant plus de 900 patients a montré une diminution significative de la pression mesurée lors des phases de contraction et de relâchement du cœur chez les patients présentant une hypertension et ayant suivi un traitement à base d’ail .

Pour compléter les effets de l’allicine, vous pouvez y associer deux autres merveilles de la nature dont les bienfaits sur la santé cardiovasculaire ont été prouvés scientifiquement.

Il s’agit de la carnitine qui renforce votre muscle cardiaque et de la coenzyme Q10 qui protège vos artères de l’oxydation.

Bon pour le système immunitaire

L’ail est aussi actif sur la vigueur du système immunitaire : s’il est consommé régulièrement, il peut diminuer le risque de rhumes et d’infections de plus de 70 %  !

L’histoire raconte que le grand-père du roi Henri IV lui frotta les lèvres d’une gousse d’ail à sa naissance pour lui donner force, vigueur et le prémunir contre les maladies.

Le surnom du « Vert Galant » que le Bon Roi Henri dut à sa force vitale (et à son appétit amoureux), montre que la méthode a fonctionné !

Maurice Mésségué évoque, lui, dans son « Herbier de Santé », un célèbre coureur de jupons de Gavarret, officier de cavalerie de son état, qui « ne manquait jamais, en prévision de ses conquêtes féminines, de croquer une gousse chaque jour. Il puait l’ail à 10 mètres à la ronde, mais s’était taillé une réputation inégalable auprès des dames du pays… »

Pour tirer au mieux parti des bénéfices de l’ail, il faut l’écraser et le laisser reposer à température ambiante pendant une bonne demi-heure avant de le cuire : ce délai va permettre aux enzymes de l’ail de donner naissance à l’allicine, sa substance active principale .

Utiliser l’ail face à une infection

Les récentes études ont montré que les composés de l’ail peuvent tuer 60 espèces de champignons et plus de 20 types de bactéries, parmi lesquelles l’hélicobacter pylori (responsable de l’ulcère de l’estomac), le staphylocoque doré et le pneumocoque responsable de la pneumonie.

L’ail est idéal lors d’infections ORL comme les bronchites ou otites infectieuses, les rhinites ou les sinusites.

Pour ceux qui le supportent, l’ail frais et cru sera le plus actif à raison de 15 à 20 g par jour, l’équivalent de 4 à 5 gousses écrasées. Sinon, on peut consommer trois fois par jour 4 g d’ail séché en gélule, mais dans ce cas, il faut savoir que la teneur en principes actifs est moindre. Sous forme de macérât huileux, l’action est optimale. 1 à 2 g par jour sont indiqués toujours sur un maximum de deux semaines.

L’ail et les yeux des femmes

Les personnes qui hésitent à consommer de l’ail en raison de ses effets sur l’haleine pourraient bien changer radicalement d’opinion.

Première raison : on peut masquer l’odeur de l’ail avec quelques gouttes d’essence d’angélique, en mâchant du cerfeuil ou du persil, ou encore en croquant quelques grains de café après le repas.

Ensuite, une expérience récente sur 42 hommes ayant consommé de l’ail et dont on a recueilli les odeurs corporelles a montré que cela les avait rendus plus… attractifs aux yeux des femmes !!!

Enfin, je dis aux « yeux » mais ce serait plutôt au « nez » des femmes. Celles-ci ont jugé les échantillons d’odeurs plus doux et attrayants lorsque les hommes avaient consommé de l’ail.

D’après les chercheurs de l’Université de Sterling, en Ecosse, l’action antibactérienne de l’ail pourrait expliquer cette attirance en réduisant la densité des microbes causant les mauvaises odeurs, sous les aisselles notamment.

Quelques façons (originales) de consommer l’ail

ail

En goûter pour les enfants (comme vermifuge) : on frotte énergiquement un croûton de pain avec de l’ail, et on arrose d’un peu d’huile d’olive.

En teinture (contre l’hypertension) : laissez macérer 48 heures une gousse d’ail dans un petit verre d’alcool. (20 gouttes par jour, dans une infusion d’angélique, de sauge ou de mélisse).

En sirop (contre l’hypertension) : on mélange 2 têtes d’ail râpé à un verre d’eau et 100 g de sucre (2 cuillérées à soupe par jour).

En bains de pieds et de mains (contre les allergies, l’asthme, l’acné) : comptez 3 têtes d’ail par litre d’eau.

Il existe encore bien d’autres façons d’utiliser l’ail, et j’espère que vous nous ferez profiter de votre science sur le sujet en commentaire de cette lettre.

Car comme disait le sage : « Partout où j’ai trouvé l’ail, j’ai trouvé la santé. Et inversement : partout où j’ai trouvé la santé, j’ai trouvé l’ail »…

Cet article a été extrait du site PureSante

Leave a Comment